Codes de Conduite
Il apparaît aujourd'hui évident que les entreprises multinationales paient le prix fort en terme de relations publiques et de coûts commerciaux pour cette "course vers le bas" qui se livre actuellement dans les secteurs du textile, de l'habillement et de la chaussure.
Depuis le milieu des années 1990, les grandes marques du prêt-à-porter ou du sport sont sur la défensive, se voyant presque partout confrontées à leur responsabilité sociale. La réponse des multinationales dans ces secteurs a consisté à rendre publiques des déclarations d'intentions ou des politiques d'entreprise, généralement connues sous le nom de "codes de conduites". Depuis plusieurs années, ces codes de conduites foisonnent. Ces initiatives volontaires énumèrent les principes à l'aune desquels les multinationales entendent conduire leurs affaires avec leurs fournisseurs ou partenaires commerciaux. Ces initiatives sont généralement dotées d'un "mode d'emploi" expliquant comment ces principes doivent s'appliquer tout au long de la chaîne d'approvisionnement et prévoit que des contrôles et des inspections réguliers soient mis en oeuvres.
Alors que certaines multinationales dans ces secteurs considèrent à présent la responsabilité sociale des entreprises comme une activité de routine, il existe une grande diversité dans la manière dont les principes qu'elles invoquent sont mis en oeuvre ou dans le sérieux des contrôles qui sont prévus tout au long de la chaîne d'approvisionnement.
L'apprentissage de la RSE, ou Responsabilité Sociale des Entreprises, a été douloureux pour certaines grandes marques. Un 'business' d'auditeurs, de consultants et de formateurs s'est aussi développé autour de cette notion et certaines grandes enseignes n'ont pas encore réussi à faire le tri des meilleures approches et méthodes dans ce domaine.
Du côté des fournisseurs, les problèmes sont d'un autre ordre: il n'est pas rare qu'un fournisseur soit audité 20 fois dans l'année par différents donneurs d'ordre. Certaines multinationales commencent à comprendre que cette multiplication des initiatives est aussi inefficace que coûteuse. Les nombreuses initiatives "multi-parties prenantes" (multistakeholder initiatives) qui fleurissent depuis la fin des années 1990, réalisent presque toutes à présent qu'entre différentes initiatives il existe une duplication d'efforts inutiles.
La FITTHC s'est toujours refusée à traiter ces codes de conduites avec mépris. Au contraire, elle a trés tôt encouragé ses affiliés à utiliser les normes contenues dans ces codes (notamment les dispositions fondamentales sur la liberté d'association et le droit à la négociation collective), pour pouvoir obtenir plus facilement la reconnaissance de leurs organisations syndicales dans une usine fournissant une ou plusieurs grandes enseignes.
Certaines grandes marques et grands distributeurs réalisent aujourd'hui que des solutions plus durables doivent être trouvées pour veiller au bon respect des normes sociales dont disposent leurs codes de conduite. Le recours aux procédures de vérification par des auditeurs sociaux, parfois défaillants ou laxistes, ne leur apparaît plus suffisant. Certaines de ces grandes entreprises se sont engagées aujourd'hui dans un dialogue avec la FITTHC et ses affiliés pour étudier comment assurer le respect de ces normes en veillant notamment au droit fondamental à la liberté d'association et à la négociation collective tout au long de la chaîne d'approvisionnement.
Codes de Conduite
Adidas
Aditya Birla
Asics
Bata Shoe Organisation
Benetton
C & A Fashion
Coats plc
Columbia Sportswear Company
Dillards
Dress Barn
Macy's (FDS)
Fila
Fruit of the Loom
Gear for Sports (pdf file)
The GAP
Home Retail Group
H & M
ICC
Intersport
JC Penney
Jones Apparel
Kellwood
Lands End
Levi Strauss & Co
Li & Fung
Liz Claiborne
Lotto
Migros (pdf file in French)
New Wave Group
Nike
Otto Versand
Oxford Industries
Reebok
Roots Sara Lee
Sears
Spiegel
The Limited
Triumph
The Tultex Corporation
Umbro
Vanity Fair Corporation
Warnaco
Walmart
Date: 08 April 2010




